Tana Toraja
Au réveil, le jour se lève, et nous découvrons le pays Toraja sous la brume, c’est montagneux et très vert. Un peu partout, on voit des maisons traditionnelles toraja. C’est beaaauuuuuuu !!!
Le bus nous dépose devant notre hôtel, à Rantepao, nous prenons notre petit déjeuner avant de retrouver Nyamin, notre guide, pour partir à la découverte de la région et de ses habitants.
Les deux premiers jours, Nyamin nous emmène dans des villages perdus au milieu des rizières et des montagnes magnifiques, nous fait rencontrer des toraja, assister à des funérailles (et involontairement au sacrifice d’un cochon), goûter au vin de palme, visiter des tombeaux, et découvrir le marché aux buffles de Bolu dans les environs de Rantepao.
Le peuple toraja
Les toraja sont arrivés de Chine, 1 500 ans avant JC. Ils ont la même origine que les Gayo à Sumatra et les Kayan à Bornéo. Arrivés à Sulawesi, leurs ancêtres auraient utilisé leurs bateaux comme maisons, en les plaçant sur des pilotis. Les maisons, appelées tongkonan, continuent d’avoir la forme des bateaux sur lesquels ils voyagèrent. Elles sont surélevées, en bois sculpté, et tournées vers le nord, d’où viennent les ancêtres. En face, les greniers à riz ont la même forme que les maisons.
Converti au Christianisme, le peuple toraja était (est encore) animiste à l’origine, il croit en la vie après la mort, et a des rites funéraires particuliers. Les funérailles durent plusieurs jours, tout le clan est réuni et on sacrifie de nombreux cochons et buffles. Plus le défunt était quelqu’un d’important, plus il y a d’invités (parfois plusieurs centaines) et plus on sacrifie de buffles (sacrés) et de cochons (ces animaux sont ensuite découpés et distribués à l'ensemble de la communauté).
Ces cérémonies sont coûteuses, il faut réunir les invités et l’argent nécessaire, aussi parfois il peut s’écouler jusqu’à deux années entre le décès et les obsèques. Des maisons provisoires, en bambou, sont fabriquées pour accueillir les invités.
Le défunt est placé dans un cercueil en bois, et le cercueil est mis dans une grotte ou dans une cavité creusée dans des rochers. Les nobles, eux, sont placés en hauteur dans des falaises, à l’abri des pilleurs de tombes. Des poupées sculptées à leur effigie sont exposées dans des balcons creusés dans la roche, auprès des tombeaux. On fait des offrandes destinées à l’accompagner dans sa nouvelle vie.
Les bébés décédés sont placés dans le tronc d’un arbre sacré, qui les nourrit de sa sève pour leur donner la force de rejoindre les ancêtres.
Kete' kesu'
Village toraja classé patrimoine de l'humanité par l'UNESCO
Londa
Lemo
Kambira
Tombes de bébés dans un arbre sacré




2 comments
c'est horrible ces sacrifices ...:'(
en tout cas.... les autres photos sont très jolies ;)
Merci Diane.
Nous avons assisté au détour d'un chemin, à l'écart du village, au sacrifice de deux cochons : les animaux portés ont été posés, et quinze seconde après ils étaient morts, sans avoir eu le temps de s'en rendre compte.
Selon notre guide, les sacrifices animaux se passent toujours ainsi chez les Toraja : l'animal n'a pas le temps de souffrir.
Ce sort me parait moins horrible que celui des animaux dont nous mangeons la viande, ici en France... Ou celui des animaux traqués par les chasseurs...
A notre pitchoune qui ne cessait de nous faire remarquer cette tête de buffle :? nous avons expliqué que ce buffle avait été tué pour être mangé, tout simplement.
Enregistrer un commentaire